La Lettre– de– L’Expansion n°2056 19 septembre 2011
“LE PROPRIÉTAIRE du restaurant Les Écuries de Richelieu à Rueil-Malmaison, Alexandre Callet, va annoncer sa candidature à la présidentielle à la tête d’un nouveau parti, France Unité.
Partisan de la« désadministration » (réduction drastique des effectifs de la fonction publique), il présentera neuf autres propositions, dont une taxe bancaire d’investissement à hauteur de 1% du chiffre d’affaires des banques pour financer les entreprises.”
L’ENTREPRISE.COM 28 septembre 2011
“26 ans entrepreneur déjà candidat à la présidence !
Enfin, un chef d’entreprise inconnu, âgé de 26 ans, propriétaire d’un restaurtant à Rueil-Malmaison, n’hésite pas à se déclarer candidat à l’élection présidentielle de 2012. Alexandre Callet s’est déclaré le 26 septembre. Il a créé son mouvement, France — Unité qui propose d’en finir avec “l’obésité des pensions, salaires et dettes des 5 millions de fonctionnaires en France…”.”
LE PARISIEN 5 octobre 2011
Alexandre, 26 ans, candidat à la présidentielle
Le moins que l’on puisse dire est qu’il ne manque pas d’appétit politique.
L’Elysée, Rien que ça !
Alexandre Callet, jeune entrepreneur de 26 ans, propriétaire du restaurant les Ecuries de Richelieu à Rueil-Malmaison, ouvert il y a trois ans, a décidé de se lancer dans la course à la présidentielle
2012. Le plus épatant, c’est qu’il croît— ou feint très bien de croire — en ses chances
« Je ne suis pas là pour passer pour un clown ou jouer le rôle du charlatan. J’y vais pour gagner » affirme-t-il. Fils de réfugiés politiques roumains arrives en France à la fin des années 1980, Alexandre Callet a le goût du défi et de l’effort « J’aime l’entreprise, j’aime la compétition. En huit ans, j’ai pris trois jours de vacances » En clair, ne comptez pas trop sur la sixième semaine de congés payés si d’aventure ce Lilliputien des urnes arrivait au pouvoir.
Sur l’échiquier politique, le jeune homme se qualifie « d’électron libre, membre d’aucun parti »
Puis ajoute, presque gaullien « Je ne suis ni de droite ni de gauche, je suis pour la grandeur de la France »
Son programme emprunte à la gauche — augmenter le smic, construire des HLM comme à l’ultralibéralisme — réduire les impôts, supprimer les charges patronales. Au cœur de ses idées le concept de « desadministration » Alexandre Callet anticipe les sourires en coin « Le terme n’existe pas, mais c’est mieux que la bravitude de Ségolène Royal » Le jeune chef d’entreprise juge la fonction publique obèse de ses 5 millions de fonctionnaires et des 350 Mds€ qu’ils coûtent annuellement aux contribuables Bref, le candidat à l’élection présidentielle entend bien dégraisser considérablement le mammouth. L’argent économisé permettant de financer des projets d’avenir en faveur « de la justice, de l’agriculture, des entreprises » Et le restaurateur de souligner, incantatoire « Un cercle élogieux va s’installer » Puis carrément idéaliste « Le plein-emploi est a portée de main » Orateur habile, le jeune homme sait aussi rendre son discours anxiogène et agiter les menaces « de la corruption des élites, des fraudes massives qui arrivent en France, du laisser-aller et du je-m’en-foutisme, du retard pris par rapport à la Chine et aux pays émergents dans la mondialisation »
Quid, quand même, des 500 signatures, ces fameux parrainages d’élus indispensables à qui veut se présenter à la présidence de la République, une disposition dont le but principal est justement de limiter le nombre des candidatures fantaisistes? A huit mois du scrutin, Alexandre Callet sait que son déficit de notoriété est abyssal. Mais il compte sur France Unité, son mouvement nouvellement crée, pour se faire connaître et trouver des soutiens dans chaque département. Le patron de resto a décidément du pain sur la planche.
LE POST 7 octobre 2011
« Alexandre Callet, chef d’entreprise à Rueil Malmaison (Hauts-de-Seine) a créé son parti France Unité et se présente très sérieusement aux élections présidentielles de 2012. »
METRO 9 octobre 2011
Alexandre Callet, 26 ans, dirige un restaurant coté à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Il croit dur comme fer à ses chances d’être candidat à la Présidence de la République. Ses cibles : la finance, les fonctionnaires et les sénateurs. Portrait.
Qu’on ne s’y trompe pas. Alexandre Callet, 26 ans, est chef d’entreprise, il vit dans les Hauts-de-Seine, a des idées plutôt libérales et a vu son chiffre d’affaire multiplié par six en trois ans. Mais il ne roule pas en Porsche, n’adhère à aucun parti politique (dont il se méfie) et la jeunesse dorée de son département lui est aussi familière que celle de “Beverly Hills”.
A la tête d’une bonne table de Rueil-Malmaison, Les Ecuries de Richelieu (recommandé dans le guide Michelin et cité par le Gault Millau), le jeune boss nourrit un rêve insolite : être élu président de la République française. “Il y a beaucoup de charlatans qui se présentent, prévient-il. Pour moi, il serait impensable de venir faire le clown à une élection.”
Un parti baptisé France Unité
Sans référence politique, sans ancrage local, l’entrepreneur préfère prendre le raccourci car, dit-il, c’est la meilleure façon d’agir sur les choses. Il vient donc de créer son parti, baptisé France Unité – “parce qu’il n’y a qu’une France et qu’il faut la protéger” – mais doit maintenant songer à recruter… les militants. “D’ici quelques jours, je vais m’entourer d’une petite équipe de gens que je connais, assure-t-il. Je ne veux pas de communicants ni de bureaucrates… Nous devons être indépendants.”
“Discours de vérité”
Le programme qu’il défend est plutôt éclectique. Côté pile, il est très libéral. Sa bête noire, ce sont les fonctionnaires, bien trop nombreux selon lui. Il veut geler leur salaire, supprimer 80.000 postes par an, privatiser les entreprises publiques, privatiser Pôle emploi, revenir aux 39 heures hebdomadaires. Son rêve est de liquider la “maison dorée” du Sénat pour reverser “300 millions d’euros au profit des étudiants boursiers”.
Côté face, il a gardé un très mauvais souvenir de ses conseillers bancaires et ne verrait pas de mal à ce que l’Etat nationalise certaines banques pour remettre de l’ordre dans le système. Il est prêt, aussi, à investir massivement dans la justice et à construire 300.000 logements sociaux par an. “Je préfère le discours de vérité, au-delà des étiquettes, explique Alexandre Callet. Le libéralisme et le communisme sont deux théories qui vont dans le mur.”
L’histoire d’une revanche
L’entrepreneur croit réellement en ses chances. Pourquoi pas ? Alexandre Callet pense avoir déjà accompli des choses qu’on lui présentait comme impossible. Fils d’un immigré roumain, arrivé en France comme réfugié politique à la fin des années 1980, il a passé son enfance à la cité Blanche de Stains (Seine-Saint-Denis). Lorsque sa mère trouve un poste dans les Hauts-de-Seine, l’adolescent découvre que “deux mondes totalement différents” coexistent à quelques kilomètres de distance.
Employé chez Robuchon
A 19 ans, il enchaîne les petits boulots et parvient à se caser à la Table de Joël Robuchon, dans le XVIe arrondissement de Paris. “J’ai aussi été bagagiste, et room service au Bristol.” A 22 ans, déjà armé d’un petit carnet d’adresse, il se met en tête de “monter son affaire”. L’affaire, qu’il trouve à Rueil-Malmaison, coûte 50.000 euros. “J’ai commencé à envoyer des centaines dossiers aux banques. Au fur et à mesure, j’ai acquis une certaine expertise.“
Peine perdue. Les banquiers lui renvoient la même réponse, dont il a gardé une copie pour l’exemple : “Votre dossier comporte trop d’incertitudes pour que nous puissions y donner une suite favorable”. “Mon innocence a été anéantie par leur système absurde, explique Alexandre Callet. On demande de mettre sa maison en hypothèque, de provisionner 300.000 euros de garanties sur un compte d’épargne. Mais qui prend des risques ?“
Il finira néanmoins par obtenir son prêt. S’ensuivent, en trois ans, le chiffre d’affaire démultiplié, le guide Michelin, le Gault Millau, etc. “L’entreprise compte quatre salariés, et je suis loin d’avoir le double de leur salaire”, assure-t-il.
500 signatures à dénicher
Le pari de la présidentielle semble quand même difficile à tenir. D’ici cinq mois, l’apprenti candidat devra réunir 500 parrainages d’élus pour pouvoir se présenter. “Des partis comme le Front national ou l’extrême gauche ont bien réussi à recueillir les 500 signatures pour présenter des candidats aux élections antérieures. Je ne vois pas pourquoi je ne serais pas soutenu moi aussi.” Seul certitude a priori : il devra se passer du soutien des sénateurs.
20 MINUTES 2 novembre 2011
Alexandre, aspirant président
«Couilles molles s’abstenir. » Voilà, d’après le principal intéressé, l’état d’esprit dans lequel Alexandre Callet lance sa candidature à la présidentielle de 2012. Ce jeune homme de 26 ans, restaurateur à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), ne fait pas dans la langue de bois. Peut-être parce qu’il est novice en politique et ne se reconnaît pas dans ces dirigeants « qui n’ont jamais travaillé ». Lui est entré dans la vie professionnelle à 18 ans, après avoir grandi à Stains (Seine-Saint-Denis) auprès de parents réfugiés roumains. « Ma conscience politique est née en arrivant à Rueil, se souvient-il. A côté de ma cité, c’était Beverly Hills. »
Formules lapidaires
Ni droite, ni gauche, Alexandre Callet se situe « à l’extrême centre. Pour la diversité, la libre entreprise et l’éthique ». Et contre pas mal de choses aussi. Le candidat a la dent dure et le sens de la formule. La dette publique ? « L’Etat français est le pire gestionnaire de l’histoire du monde. » Les 35 heures ? « La réforme la plus bête depuis l’invention du feu. » Il propose un programme radical : 80 000 postes de fonctionnaire en moins chaque année, la suppression du Sénat (« pour ça il faudrait une VIe République, mais c’est faisable »), le retour aux 39 heures… Ne craint-il pas d’être impopulaire ? « Je veux bien qu’on me haïsse tant qu’on me respecte. » Il propose aussi des mesures plus sociales, comme la construction de 300 000 logements sociaux par an pendant cinq ans ou une taxe bancaire permettant de financer le lancement des entreprises. Le jeune homme y croit : il a déjà obtenu 40 signatures d’élus et ne doute pas de sa capacité à en collecter 460 autres. Il pense même pouvoir être élu. « Je vais avoir le monopole de la classe populaire et moyenne, assure-t-il. Je m’entraîne aussi à marcher sur l’eau, pour plaire aux Catholiques. » S’il est élu, Alexandre Callet promet de baisser la rémunération du président de la République à 1 800 €. « Mon salaire actuel », sourit-il.
RADIO WIDOOBIZ 8 NOVEMBRE 2010
Il est jeune, il n’est pas ministre, il ne représente aucun grand parti politique français. Pourtant, il brique la présidence de la République en se lançant dans la course à la présidentielle 2012. Il s’appelle Alexandre Callet, est entrepreneur, et a fondé France Unité.
Je n’ai jamais rêvé d’être président !
Evidemment, avec la bipolarisation de la vie politique et son encore faible notoriété, ses chances sont minces. Alors pourquoi ? En bon entrepreneur, Alexandre Callet explique :“j’évite de m’interdire des choses”. Et puis, « je réponds à tous les critères » –age, casier judiciaire vierge, etc.
S’il n’a jamais rêvé d’être président, il estime qu’à « un moment donné, il faut que quelqu’un vienne donner l’exemple ». Car des autres Alexandre Callet ne veut pas, ou plus. Cet entrepreneur ne vend pas des gants de boxe mais il tape à tout va : Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon, François Hollande, Nicolas Sarkozy, droite populaire, ou encore Marine Le Pen, tous y passent.
Homme du peuple ou populiste ? “Je ne suis pas mort avec un SMIC hôtelier à moins de 900 € par mois” confesse t-il. Aujourd’hui, en tant que patron, il touche 1 800 € par mois, avec des salariés qui ne touchent pas moins de 1300 €. Alexandre Callet se compare donc aux hommes politique et explique : “j’aurais honte d’être payé [autant]” .
Du bon sens à tout prix, couilles molles s’abstenir !
Côté programme et positionnement politique, il ne se reconnait pas de proximité avec les partis actuels. ” Les seuls personnes cohérentes sont à l’extrême gauche ” explique t-il, bien qu’il ne partage pas les idées de monsieur Poutou. Il se ” positionne à l’extrême centre ” avec un slogan mémorisable : ” Du bon sens à tout prix, couilles molles s’abstenir “.
Avec 40 signatures déjà obtenues par des sans étiquette, Alexandre Callet espère pouvoir jouer la concurrence entre les partis qui part stratégie politiciennes pourraient vouloir le soutenir. Mais pour faire quoi ?
Parmi les mesures proposées, la « suppression de 80.000 postes fonctionnaires par an », le « gel des salaires de fonctionnaires », « le reversement de la prime parlementaire aux étudiants n’ayant pas eu accès aux bourses », l’augmentation du »budget de la justice de 50% » ou « 20 000 places de prison supplémentaires ».
Côté entreprise et économie, notez la « remise en place des 39 heures pour un service public plus efficace », la « suppression des régimes spéciaux pour établir l’égalité entre les systèmes Public-Privé », la « privatisation du Pôle Emploi », « plafonnement des allocations chômage à 2 000€ » ou encore « 3 emplois sans charges pour les entreprises de moins de 50 salariés »
Enfin, sa mesure phare : « les salariés devront percevoir leur salaire « super brut » (salaire net + charges sociales+ charges sociales patronales). L’état leur réclamera directement l’ensemble des charges ». En d’autres termes, le patron paye au salarié son salaire plus les charges afférentes. Celui ci sera ensuite taxé par l’Etat, de sorte à ce qu’il n’imagine pas que son patron l’exploite et se rende compte du train de dépense de l’Etat.
LE POST 25 NOVEMBRE 2011
Alexandre Callet, jeune mais la tête là où il faut.
Pendant qu’à son âge les jeunes rêvent de partir à Ibiza, de faire la fête, ou encore tout frais sortis des bancs de l’école pensent à trouver le travail qu’il leur faut, Alexandre Callet a déjà passé ce cap.
Il n’a que 26 ans, n’est pas diplômé d’une grande école comme notre majorité politique, mais le « débat public » comme il aime appeler cela, le connaît bien. Issu de l’immigration des années 80 quand la Roumanie connaissait des revirements politiques, sa famille s’est installée dans la banlieue parisienne, plus précisément à Stains. Cette ville très mal vue justement à cause de ses immigrés et toutes ses tours bien remplies avec un décor atypique, les antennes paraboliques pour qu’ils puissent voir les programmes télévisuels de « chez eux ».
Ayant « la chance » comme il le fait savoir, d’avoir pu déménager de l’autre côté de la seine, plus précisément dans les Hauts-de-Seine Alexandre Callet a pu voir le revers de la médaille. En voyant cette disparité il a eu son déclic, cette envie qu’ont certains enfants de vouloir changer le monde. Sauf qu’il a gardé cette envie, et qu’aujourd’hui il la met en œuvre. Il a réussi à créer son propre parti, nommé France Unité. Il se dit d’extrême centre car il n’aime pas les étiquettes politiques.
Avant d’en arriver là, Alexandre Callet a voulu connaître la valeur du travail, il a dû beaucoup entreprendre, ne jamais baisser les bras. Il a tout de même essayé de faire des études supérieures comme voulaient ses parents, il a essayé mais a préféré la sueur sur le front dans un restaurant, apprendre sur le terrain. Bien évidemment un tel effort n’est pas fructueux pour tous mais sa bonne étoile pour l’instant a toujours été présente.
Pour ceux qui sont étonnés et qui lui reprochent de ne pas avoir fait de grandes études ça doit être frustrant de le voir discourir sur ses projets, tous très cohérents sans jamais regarder des notes. Que l’on soit d’accord ou pas avec ses idées, on ne peut pas lui reprocher de ne pas dire ce qu’il pense et avec la manière, tout en maîtrisant ses sujets. S’il aura un avenir prometteur dans le scénario politique de la France, nul ne saurait le dire, mais il est certain que ces idées sont différentes et originales face aux autres mouvements politiques. Lara.

